À l’automne, la Fondation Cartier ouvrira un nouveau chapitre de son histoire avec une exposition imaginée par l’artiste ghanéen Ibrahim Mahama. Entre art, mémoire, travail et transmission, Le Temps des récoltes réunira ses œuvres et celles de neuf artistes invités dans les nouveaux espaces de la Fondation, place du Palais-Royal.
À l’automne, la Fondation Cartier ouvrira un nouveau chapitre de son histoire avec une exposition imaginée par l’artiste ghanéen Ibrahim Mahama. Entre art, mémoire, travail et transmission, Le Temps des récoltes réunira ses œuvres et celles de neuf artistes invités dans les nouveaux espaces de la Fondation, place du Palais-Royal.

Après Exposition Générale, première exposition présentée dans son nouveau bâtiment conçu par Jean Nouvel, la Fondation Cartier poursuit son exploration avec Le Temps des récoltes, dès le 22 octobre 2026. L’exposition sera consacrée à Ibrahim Mahama, artiste ghanéen né en 1987, qui investira la totalité des espaces avec des œuvres conçues spécialement pour ce lieu, ainsi que de nouvelles versions de certaines de ses installations emblématiques.
Connu pour ses grandes installations réalisées à partir de matériaux collectés, d’archives et de fragments du patrimoine industriel, Ibrahim Mahama s’intéresse aux traces laissées par l’histoire coloniale et postcoloniale du Ghana. Travail, circulation des marchandises, exploitation des ressources, décroissance ou restitution sont au cœur de sa démarche. Mais l’exposition ne sera pas seulement un parcours autour de ses œuvres : fidèle à sa pratique collaborative, l’artiste invite neuf artistes et collectifs, dont le photographe James Barnor, la peintre Gideon Appah, l’artiste Zohra Opoku ou encore le collectif congolais CATPC, à prendre part au projet.
Le titre Le Temps des récoltes résume cette conception de l’art comme un processus collectif et patient : semer des idées, transmettre des savoirs, puis récolter les fruits d'un travail commun. Une approche directement inspirée des centres d’art fondés par Mahama depuis 2019 à Tamale, dans le nord du Ghana, où création, transmission et implication des populations locales sont étroitement liées. À la Fondation Cartier, cette dimension se prolongera par une programmation de rencontres, de discussions et d’activités pédagogiques. Une exposition qui promet donc autant de regarder les œuvres que de réfléchir à ce que peut être, aujourd’hui, un lieu culturel vivant.
Fondation Cartier pour l'art contemporain
2 Pl. du Palais Royal - 75001 Paris
Horaires : Lundi fermé / Mardi 11:00 → 22:00 / Mercredi au dimanche 11:00 → 20:00 / Fermée le 25 décembre et le 1er janvier.
Tarifs : Plein tarif 15 euros / Gratuit pour les moins de 18 ans.